un texte
Comme des poèmes.
Mon activité est une recherche continue liée à l’espace lui-même et comment l’habiter.
Autrement dit, ressentir la vie et le réel.
J’ai pratiqué une forme de danse, j'ai dessiné, exercé comme architecte, et filmé intensivement.
Je filmais déjà beaucoup adolescent avec la caméra super huit Bolex Paillard de mon père, et beaucoup de photos avec un appareil reflex Yashica Mat 124.
Puis le mouvement, la danse, intense, découverte dans des night club pour ados.
Tout s’est relié peu à peu au cours du temps.
La danse est dans sa nature même une recherche d’harmonie et même d’éveil, et relie les participants entre eux et avec le monde.
Elle le fait par ailleurs au prix de difficultés physiques continues et quotidiennes
La dimension dramatique du théâtre puise dans les ressorts de la vie et les difficultés de ce même monde.
L’architecture est complexe par sa matérialité, ses conditions de réalisation, humaines, sociales, économiques, mais elle est aussi surtout une recherche d’équilibre et elle aussi, d’harmonie et de beauté, dans la durée. Elle cherche à faciliter les usages et la vie des gens.
Mes films poursuivent une même recherche, plus intérieure, et plus globale, ce sont des voyages comparables à une musique ou un rêve, sans liens de cause à effet aussi direct que dans un récit habituel.
Ce sont des poésies, comme on avait cours de poésie à l’école avec des auteurs pour nous mystérieux, comme Ronsard, Du Bellay, Prévert ou même Rùmi le poète soufi, où chaque mot et chaque phrase est un travail d’orfèvre.
Les associations des sens, et de sens semblent les guider sans souci de logique narrative, si ce n’est le fil du voyage. Les clips musicaux sont souvent dans cet esprit.
La réalisation des films permet une grande liberté en s’adaptant aux lieux et aux personnes plutôt que de les transformer et faire jouer un rôle, ou de modifier l’espace par des décors plus ou moins importants. Il s’agit de saisir et voir ce qui est là ou à portée de main, mais aussi de voyager et rencontrer.
On ne crée pas ce qu’on voit, on va à sa rencontre et on filme ce qui arrive.
L’image saisit la réalité qui se présente. Ce qui arrive d'imprévu, à l'instant, est parfois comme évident.
Le matériel technique, léger, devenu accessible et de qualité professionnelle depuis quelques années facilite la réalisation.
L’action, improvisée, dans un cadre proposé, est surtout dansée ou par des actions liées au lieu.
Un lieu / une action en est le principe. Ce sont des portraits, des proches puis de personnes inconnues, rencontrées et choisies.
Ils réunissent la question de l’espace, physiquement, et comment on l’habite. La danse ou le jeu en sont le langage.
La musique créée pour chaque film est une découverte en elle-même, et un partenaire essentiel..
Ce n’est pas si facile, il semble que l’on n’atteigne jamais un but pourtant simple, qui est celui des peintres, des sculpteurs, des poètes depuis toujours, communiquer ce qui ne se voit pas et sans doute une forme d’amour. Rencontrer, relier ce que l’on ressent en un tout. En parler à chacun.
C’est aussi technique et difficile.
C’est bien sûr une utopie mais c’est un besoin, comme une fleur ou une plante, qui essaie et qui a besoin d’éclore.
mp juillet 2026
Cinéma – réalisations
Pédibus
1967-68, Court métrage, 30 mn, en super huit, drame sentimental entre lycéens.
Ipop Movie
2002, Court métrage, 12 mn, avec Benoît Philippon, cinéaste et romancier, sur une improvisation de danse dans un jardin au-dessus du lac Léman.
Cinq Éléments
2010, Court métrage dans l’Exposition Cinq Éléments pour le Fonds d’Art Contemporain à Genève, à Green House à St Étienne.
Anges
2021-22, 59 mn, film de danses, espaces, actions et musiques, ou voyage, musique, danses, et rencontres, tourné en Suisse, dans le Bugey, dans le massif des Écrins, en Haute Provence et à Marseille.
Géants
Holy Wood – Le bois sacré
2023-25, 55 mn, dans les collines du Bugey en France et dans le Massif des Écrins à Ornon et Villard Reymond. Le film forme une trilogie avec Anges et Géants. Il réunit et approfondit par une immersion des participants et de la caméra plus avancée dans la forêt, à la montagne et dans la neige. C’est une esquisse d’histoire, presque Hollywoodienne. Des habitants des villages y participent par des actions qui leur sont propre.
Bruxelles Brûle
2024-25, 55 mn, à Bruxelles. Le film est une série de portraits de danseurs et de personnes diverses dans des actions non parlées, dans un espace intérieur et extérieur, c’est aussi une exploration de la ville telle qu’elle apparaît sous les yeux d’un visiteur.
Génie
Le film sera bientôt en ligne
2025, Durée 35 mn, exploration non conventionnelle de la ville de Genève, des rives du lac, du fleuve et de la montagne par deux enfants.
Préparation d’une série de films courts entre l’Inde et l’Europe par des rencontres de musiciens et danseurs
Durée estimée, 4 épisodes de 20 mn.